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Les Fables du Capitole |
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Vous qui passez par TOULOUSE ou tombez par hasard sur notre site, croyez que cette ville est comme toutes les autres. Erreur, erreur profonde. Si LOURDES a la Sainte Vierge et JERUSALEM le tombeau du Christ, TOULOUSE a son maire. Probable réincarnation de Raymond VI, le moins couillon des Comtes de Toulouse, du moins le croit-il, il pourrait être aussi la réincarnation de Clément Ader, voire du martyr innocent Calas, en tout cas s'il ne devient pas un personnage historique, ce ne sera pas faute d'avoir tout fait pour, mais dans tous les cas il est la réincarnation d'une célébrité de notre histoire.
Qui est cet extraordinaire personnage ?
Renard est d'abord, politiquement parlant, en plus de génétiquement, le fils de son papa, vieux Renard , comme un autre, que nous verrons plus tard, est le fils de sa maman. A TOULOUSE il est revenu pour aller à la soupe autrement dit il n'a été pris d'un amour fou pour cette ville que pour y être élu maire, Paris valait bien une messe, vous imaginez donc pour Toulouse! Un aussi important personnage ne peut vivre que dans le sérail parisien, du moins jusquà ce que celui-ci le rejette.
Sa carrière de journaliste terminée, après être passé à la télévision et pris quelques balles perdues à Beyrouth, qu'il saura largement exploiter médiatiquement, il revient à Toulouse où son papa a chauffé la place. Face à lui un ramassis d'imbéciles, les Blaireaux qui perdent coup sur coup les deux dernières élections municipales, il faut dire que le dernier maire blaireau avait pas mal de casseroles pendues à sa culotte.
Une fois en place, Renard verrouille la situation avec l'aide des hommes de main de son père, des hommes de SAC et de cordes d'un gaullisme finissant et de nouveaux venus, dont un certain nombre de nervis d'extrême droite en mal de reclassement politique et qui sentent la bonne affaire, les Chacals et les Hyènes.
Parmi les courtisans de Renard, quelques uns viennent de loin et ont même été de ses adversaires, mais "chez ces gens là monsieur, chez ces gens là" l'arrivisme politique l'emporte sur les convictions. Trois d'entre eux, sont ici épinglés. Celles et ceux qui les connaissent les reconnaîtront, mais eux ont tellement changé qu'ils croiront qu'il s'agit de quelqu'un d'autre.
Le Chat, grand donneur de leçon, s'est vendu pour un plat de lentilles. Il joue les esthètes éclairés et le poète en quête perpétuelle d'inspiration.
Le Coq, persuadé d'avoir du génie, et est persuadé de l'avoir mis au service de Renard. Donnera probablement son corps à la Science ... si elle en veut. Aujourd'hui au placard, il organise des séances de cinéma pour les enfants. Guignol aurait été plus dans ses cordes, mais le progrès est là.
La Fouine, militant associatif de choc, pourfendeur de Renard dans ses projets délirants, a quitté le navire pour un plat de haricots dans la grande banlieue.
ADRESSE AU CHAT, AU COQ ET A LA FOUINE
Dans l'équipe de Renard il y a la Corneille, membre obscure de l'Opus Dei, grenouille de bénitier en diable (si l'on peu dire), d'un populisme démagogique à toute épreuve, elle joue les dames patronnesses et la fille de charité dans les quartiers pauvres.
Enfin, le meilleur de l'équipe, un fidèle désintéressé et qui plus est compétent. C'est rare et mérite d'être signalé.
Toute basse-cour a son tas de fumier, TOULOUSE et sa région ne font pas exception. Les Rats, propagateurs de la peste sont là, tapis dans la pourriture, attendant le drame et le malheur pour faire les choux gras de leur politique.
La ville rose est traversée par un fleuve que les vieux habitants appellent familièrement "Garonne" comme s'il s'agissait de l'un d'entre eux qui voit défiler au cours du temps toutes les générations. Fleuve capricieux que tout le monde aime bien, même si l'on y a quelques fois jeté de la merde... mais il paraît que c'est biodégradable ... alors!...
Sur la rive droite (côté vieille ville) il y a de magnifiques berges, larges à souhait et qui, après avoir servi d'accès au fleuve quand fonctionnaient bateaux lavoirs et travaillaient les ramasseurs de graviers, sont devenues aux yeux de vieux Renard inutiles puisque lieu de promenades et de flâneries. Celui-ci, à l'image de Paris a voulu les transformer en voies rapides pour les automobiles. Les Ratons-laveurs, écolos avant l'heure et typiquement toulousains, ne l'ont pas entendu de cette oreille et s'y sont opposé avec succès. Renard fils a cédé à la pression.
Il n'a pas que les gentils écolos, genre Ratons-laveurs, il y a aussi les Grenouilles qui font de la défense de l'environnement un fond de commerce politique et un moyen de promotion sociale. Celles là, on ne les voit, le brin d'herbe entre les dents, ou le cul sur un vélo, que lors des campagnes électorales et encore s'il y a des caméras de télévision dans le coin.
A propos de vélo justement, Renard s'est mis en tête de faire de sa ville la première en matière de pistes cyclables, et comme de bien entendu il l'a claironné fortement dans les médias. Bien entendu tout a été fait n'importe comment, sans tenir compte de l'Association Vélo qui a l'inconvénient, aux yeux de Renard d'être composée de cyclistes et de connaître le sujet. Pour faire une piste cyclable la méthode est très simple: un coup de pinceau sur la bordure droite de la rue ... et le tour est joué.
De tous ces gens qui veulent vivre originalement, respect la nature, se déplacer à bicyclette, autrement dit des primitifs et des rétrogrades, Renard s'en fout royalement car bien entendu lui seul sait ce qui est bon pour la ville. Les arbres par exemple, vous l'avez peut être constaté ça ne vote pas, à quoi bon les épargner surtout que face à ses détracteurs, c'est à dire toutes celles et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, il a un argument imparable: un arbre ça se remplace. Il est vrai qu'un arbre centenaire tient plus de place qu'une jeune pousse et puis une jeune pousse ça se déplace facilement .
Car de la place, à Renard, il lui en faut toujours plus. Pourquoi faire direz vous ? Ben pour bâtir que diable. Les Pharaons sont bien entrés dans l'Histoire grâce aux pyramides, alors il faut ce qu'il faut, et dans une ville la place est chère et souvent occupée, quand ce n'est pas par les arbres c'est par de vieilles bâtisses qui ne rapportent rien. Les prometteurs, les Castors, grands amis de Renard poussent à la destruction pour s'emparer de l'espace. Ainsi a été victime de ces méthodes de gangsters la villa SACCARIN, fleuron de l'architecture urbaine de la ville.
C'est pas tout de foutre en l'air les vieilles bicoques, il faut laisser un grand ouvrage pour la postérité (tout compte fait il y a peut-être du Ramsès II ou du Toutankamon dans ce goupil). Un métro ! ça fait moderne et parisien. Un tramway, c'est pas assez prestigieux. Va pour un métro commençons le on aura tout le temps de le terminer surtout qu'un petit goupil vient de naître, on pourra inaugurer la dernière ligne sous son règne.
Quand la place manque en surface pour les bagnoles, Renard se débrouille pour faire creuser. Qu'elle différence y a-t-il entre un bulletin de vote de cycliste et un bulletin de vote d'automobiliste? Aucune. Vous avez gagné. Renard a bien compris que tout le monde avait raison ... et il le fait savoir... dans les médias bien sûr. On fait un métro, des pistes cyclables, mais il y a toujours des couillons qui prennent leur voiture pour aller draguer au centre ville. Gloire aux couillons, soutenus par les commerçants. Tous ces gens votent, il faut leur faire plaisir. Construisons des parkings.
Et les chiens me direz vous, est ce que ça vote ? Non bien sûr . Eh attention, pas de conclusion hâtive ! Le chien ne vote pas, mais le maître oui. Conclusion si on séduit le maître, hop une voix de plus. Donc on n'emmerde pas les maîtres en laissant leurs toutous nous emmerder ... mais attention, au sens propre, si je puis m'exprimer ainsi dans cette matière. Résultat on a la même proportion de merde dans les rues de Toulouse que de photos de Renard dans le luxueux (c'est nous qui payons!) journal de la municipalité.
Dans toute basse-cour il y a aussi une mare, il y en a même plusieurs, mais celle-ci est très vieille, elle est même classée monument historique (comme Renard qui rêve de l'être aussi). Ce classement est un excellent prétexte pour tout laisser pourrir puisqu'il faut des autorisations pour rénover (c'est pas de ma faute, demandez aux monuments historiques!). Les canards qui y barbotent en caquettent de protestation.
Et puis il y a les animaux errants et qui de toute manière ne votent pas. Donc pas de quartiers, ils gâchent le cachet de la ville et font fuir les touristes qui eux ne votent pas mais amènent de l'argent aux commerçants qui eux votent (vous suivez toujours ?)
[ A Suivre ...]